La perte auditive affecte directement votre travail. Vous entendez mal vos collègues. Vous suivez difficilement les réunions. Le port d’appareils auditifs devient alors indispensable. Pourtant, le coût de ces équipements reste très élevé. La Sécurité sociale et les mutuelles ne remboursent pas tout. Un reste à charge important pèse souvent sur votre budget. Vous travaillez dans la fonction publique ? Vous avez une solution spécifique. Le FIPHFP (Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique) propose une aide financière dédiée. Ce dispositif réduit considérablement votre facture et favorise votre maintien dans l’emploi. Alors n’attendez pas pour découvrir les conditions de l’aide auditive FIPHFP.
L’aide auditive FIPHFP : qui peut en bénéficier ?
L’aide auditive du FIPHFP s’adresse exclusivement aux agents rémunérés par un employeur public qui rencontrent des difficultés auditives validées médicalement. Si vous travaillez dans le secteur privé, ce n’est pas le FIPHFP qui intervient mais l’Agefiph. Ici, nous parlons bien des trois versants de la fonction publique : État, Territoriale et Hospitalière.

Le dispositif couvre un large public. Vous pouvez être fonctionnaire titulaire ou stagiaire. Les agents contractuels en CDD ou CDI sont aussi éligibles. Même les apprentis et les contrats aidés y ont droit. Une condition administrative est toutefois impérative : vous devez posséder un titre de bénéficiaire de l’obligation d’emploi (BOE). Le plus courant est la Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH). Une allocation d’invalidité ou une rente accident du travail fonctionne aussi. Ce justificatif doit être à jour au moment de la demande.
Le FIPHFP ne finance pas le confort personnel. Il finance l’autonomie au travail. Vous devez prouver que la prothèse est nécessaire pour exercer vos fonctions. Le médecin du travail, appelé « médecin de prévention » dans le public, joue ici un rôle central. Il valide l’adéquation entre l’appareillage et votre poste. Sans son avis favorable, l’employeur ne débloquera pas les fonds. L’objectif est clair : compenser votre handicap pour vous permettre de travailler efficacement.
Montant pris en charge et exclusions
Le FIPHFP intervient en complément des autres financements pour réduire votre reste à charge. Ce n’est pas une somme forfaitaire automatique, mais une aide différentielle. Le fonds paie ce qu’il reste à votre charge après le passage des autres payeurs.
Le mécanisme est simple : d’abord, la Sécurité sociale rembourse une partie. Ensuite, votre mutuelle complète. Parfois, la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) s’ajoute aussi. Le FIPHFP arrive en dernier. Il couvre le solde restant. Actuellement, le plafond global de financement est fixé à 1 700 € par prothèse, dans la limite de 1 600 € pour trois ans. Ce montant inclut tous les financements (Sécurité sociale + mutuelle + FIPHFP). Si votre appareil coûte 1 500 € et que la Sécurité sociale et la mutuelle remboursent 1 000 €, le FIPHFP peut payer les 500 € restants.

La réforme « 100 % Santé » a changé la donne. Elle propose des appareils de classe 1 intégralement remboursés par la Sécurité sociale et la mutuelle. Dans ce cas, le FIPHFP n’intervient pas car il n’y a plus de reste à charge. Mais si vous avez besoin d’appareils de classe 2, plus sophistiqués et coûteux, le reste à charge peut être élevé. C’est sur ces modèles performants que l’aide du FIPHFP devient cruciale. Elle rend accessibles des technologies haut de gamme indispensables dans des environnements bruyants.
Attention : certains frais ne sont pas pris en charge. Les implants cochléaires ou prothèses ostéo-intégrées sont exclus. Les accessoires non cités (comme les piles seules) et les assurances séparées ne sont pas financés. Les frais de maintenance et de réparation sont inclus dans le plafond global.
Comment demander l’aide auditive FIPHFP ?
La demande d’aide auditive ne se fait jamais directement auprès du FIPHFP. Votre employeur public est votre interlocuteur unique. Il avance généralement les frais ou perçoit les fonds pour vous rembourser.
Tout commence chez le médecin de prévention. Prenez rendez-vous et apportez votre audiogramme réalisé chez l’ORL, ainsi que le devis de l’audioprothésiste. Le médecin examine votre situation et rédige une préconisation médicale. Ce document atteste que l’appareil est nécessaire à votre poste. Il peut préciser des caractéristiques techniques, comme une connexion Bluetooth pour le téléphone. Conservez cet avis médical : il est la clé de voûte du dossier.
Ensuite, contactez le service des Ressources Humaines de votre administration. Cherchez le « Référent Handicap ». C’est lui qui saisit la demande sur la plateforme numérique du FIPHFP. Vous devez lui fournir plusieurs pièces : votre justificatif de handicap (RQTH), le devis détaillé de l’audioprothésiste, les justificatifs de remboursement prévus par la Sécurité sociale et la mutuelle, et le RIB de l’employeur. Souvent, une convention de tiers-payant est possible : l’employeur paie directement le fournisseur. Cela vous évite d’avancer une somme importante. Vérifiez ce point avec votre gestionnaire RH.
Une fois le dossier complet, l’employeur transmet la demande au fonds FIPHFP. Le délai de traitement dépend de la qualité du dossier et des validations internes. Si tout est conforme, la prise en charge est rapide et vous pouvez bénéficier de votre appareillage sans stress financier.